Vincent Bourg

Un homme du sérail, Vincent Bourg, signe, avec son premier livre, un des ouvrages les plus originaux sur la tauromachie, Les Contes de Zocato, son surnom du temps où il était novillero (il estoquait de la main gauche, comme Zocato, torero des années 30).

Depuis près de 15 ans, Vincent Bourg, abandonnant l'épée pour la plume, a choisi d'être le plus souvent possible dans les arènes, mais à l'abri, dans le callejon, ce couloir-refuge, entre le ruedo de sable et les gradins du public. Les contes de Don Vicente, comme l'appelle Pierre Albaladejo, sont 23 moments d'émotions taurines, récits courts, de faits ou d'aventures, vraies ou imaginées, puisées en Espagne, en France et en Amérique latine, essentiellement durant la saison 96-97. L'introduction est de l'écrivain-journaliste Pierre Veilletet.

Les émotions de Zocato sont fortes ou furtives. De la tragédie du 1er janvier 97 de Cali (Colombie) au sacre de Cristina Sanchez, la Reine blonde, à Nîmes, en mai 1996, de la course folle d'un torero vénézuélien Pampelune à la corrida fiction du Pharaon de Camas, Curro Romero, c'est tout l'univers de la tauromachie qui est ici raconté, vécu, ressenti.

Ce livre n'est pas destiné aux seuls aficionados, mais aussi au lecteur non initié intrigué par l'univers mystérieux et complexe de la corrida. Tout comme les matadors pour une corrida, les auteurs sont en fait trois à l'affiche. Frédéric Desmesure a fait les 62 photos, délibérement en noir et blanc et Philippe Becquelin a imaginé le livre, collaborant à sa réalisation. Suivent les 23 Contes, 25 pages d'appendices — clin d'oeil à un mot clé de l'arène --, faits d'annotations diverses, complétant les Contes et allant de détails des cartels (le programme de la corrida) évoqués, aux à-côtés du mundillo, en passant par quelques renseignements pratiques. On y trouve aussi des anecdotes drolatiques et également des adresses de bistrots ou une liste de produits de terroir.