Jean Plantin

Le parquet de Lyon a décidé d'engager de nouvelles poursuites contre Jean Plantin, directeur de publication d'une revue révisionniste à Saint-Genis-Laval (Rhône), pour contestations de crimes contre l'humanité. Ces poursuites concernent le numéro 4 de la revue Akribeia et se fondent sur la loi du 13 juillet 1990, appelée communément "loi Gayssot", qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 300.000 francs d'amende. L'imprimeur de la revue fait également l'objet de poursuites. M. Plantin sera jugé de nouveau le 7 septembre, date à laquelle était déjà prévue sa comparution à la suite d'une plainte déposée par l'association SOS Racisme. Les deux citations ont été regroupées. Les premières poursuites du parquet avaient abouti, en mai dernier, à la condamnation à six mois de prison avec sursis et 10.000 francs d'amende (1.520 euros) de M. Plantin par le tribunal correctionnel. Cependant, le parquet n'avait pas pu recourir alors à la "loi Gayssot", mais à celle du 16 juillet 1949, faute d'avoir pu agir dans les trois mois du délai de prescription prévu par ce texte. M. Plantin, également condamné à verser 10.000 francs à chacune des parties civiles, SOS Racisme, la LICRA et l'association juive B'nai Brith, a fait appel de ce premier jugement.