Julien Green
Julien Green

Roman, nouvelles, histoires pour enfants, théâtre, cinéma: le volume de la Pléïade des Oeuvres "montre la diversité de l'invention" chez Julien Green, écrit en préface Giovanni Lucera. Ces oeuvres répondent à deux critères: ouvrages de même genre écrits à la même époque et unité d'inspiration dans des genres différents. Le livre contient des inédits: Dixie, le dernier roman du cycle consacré à la Guerre de Sécession, est suivi de gravures et photographies que Green avait sous les yeux lorsqu'il écrivait ce livre; Le mauvais lieu est accompagné d'un texte encore inconnu qui en constitue la première version. Il s'achève par un entretien avec Marcel Jullian intitulé: Julien Green en liberté. "Le message (NDR: de son Journal), si message il y a, est lancé vers l'individu, vers tous les individus possibles: défends-toi, reste toi-même, sois fidèle à toi-même (...). Cela ne veut pas dire qu'on ne fasse pas partie d'un groupe mais, malgré tout, il faut rester soi-même. Or, c'est ce que le monde moderne admet de moins en moins", dit Green lors de cette rencontre publiée pour la première fois en 1980.

Dans l'Album Green, Jean-Eric Green publie une "biographie courte mais complète" de l'écrivain. "Il ne pouvait s'agir d'expliquer l'oeuvre mais seulement d'en montrer la diversité par des images et, à travers les portraits d'ancêtres, de révéler les traits irréductibles de toute une race qui, avec la patience du temps, produit l'enfant, la résumant et la représentant le mieux", écrit son fils adoptif.

Né avec le siècle en septembre 1900, Julien Green retrace, dans Jeunesse immortelle, l'itinéraire social et spirituel de deux poètes anglais, John Donne et Samuel Taylor Coleridge. "Le monde n'aime pas les vrais dieux. Il lui faut des idoles banales, fausses et faciles, qui ont la passion de se montrer et de se vendre à Mammon. Les poètes eux ont besoin d'ombre", écrit-il, montrant comment la poésie, apanage de la jeunesse, est "fille de la révolte et de la passion".