Brahms

Sous la baguette de son directeur musical, le chef d'orchestre allemand Christoph Eschenbach, l'Orchestre de Paris donne jeudi 16 février le coup d'envoi d'une série de six concerts dédiés à Brahms. Le public de la salle Mogador pourra ainsi écouter, jusqu'au 24 mars, les chefs-d'oeuvre du grand compositeur allemand : la célèbre Quatrième Symphonie bien entendu, mais aussi les Concertos pour piano, les Double Concerto pour violon et violoncelle ou le Requiem allemand entre autres, au total une quasi intégrale de ce maître "romantique doublé d'un classique" selon le mot de Jean Gallois, longtemps sous-estimé et aujourd'hui reconnu à sa juste valeur.

Attendue dans le Concerto pour violon op. 77, la violoniste munichoise Julia Fischer sera sans nul doute la vedette du concert du 16 février. Agée de 21 ans seulement, la nouvelle étoile blonde du monde de la musique classique, dont la carrière débuta magistralement en 1995 lors du concours de Yehudi Menuhin, a déjà six années de concerts derrière elle — avec notamment le New York Philharmonic et l'Orchestre de Paris de Lorin Maazel — et ne cesse d'impressionner les mélonames subjugués par sa virtuosité et son charisme. Un premier CD sort parallèlement chez Pentatone-Codaex ou elle interprète les russes Katchatourian, Prokofiev et Glazounov. Elle jouera le Double Concerto de Brahms avec le violoncelliste Claudio Bohorquez.

Quant à Christoph Eschenbach, directeur musical de l'Orchestre de Paris depuis 2000 et mentor avisé de Julia Fischer depuis 2002, il n'en sera que plus à l'aise au cours de ce festival Brahms qui convient parfaitement à son tempérament et où participeront également le pianiste Tzimon Barto et les vocalistes Michaela Kaune et Matthias Görne.