Attac
Attac

Attac (Association pour la Taxation des Transactions pour l'Aide aux Citoyens) est une organisation altermondialiste, sous statut d'Association d'Éducation Populaire, active aujourd'hui dans 55 pays. Elle a été fondée en France en juin 1998, sur l'iniative d'Ignacio Ramonet (alors directeur du journal Le Monde diplomatique et aujourd'hui Président d'honneur), par un ensemble d'organisations, syndicats, associations, journaux et personnalités (Confédération paysanne, Artisans du Monde, Confédération des SCOP, AC!, le MRAP, Clubs Unesco, UNEF, José Bové, Manu Chao, Gisèle Halimi, Daniel Mermet, Viviane Forrester, René Dumont, Syndicat de la Magistrature, l'Union syndicale Solidaires, CFDT des Transports, CGT Finances, FSU, SUD PTT, Le Monde diplomatique, Alternatives Economiques, Politis, etc...).

L'objectif initial d'Attac était d'introduire une taxe sur les spéculations financières, dite Taxe Tobin, dont le produit servirait à financer des projets de développement écologique et social. Progressivement, l'association a élargi son champ d'intervention à une lutte contre le néolibéralisme et le capitalisme sauvage. Elle ne s'oppose pas à la mondialisation économique mais privilégie des politiques économiques alternatives qui soient plus respectueuses des aspects humains, sociaux et environnementaux que l'utra-libéralisme.

Attac est dirigée par un Conseil d'Administration, élu pour 3 ans, qui compte 18 représentants du Collège des fondateurs et 12 représentants des quelque 30.000 adhérents directs. Beaucoup d'adhérents et sympatisants semblent issus des milieux enseignants. Elle fonctionne selon un principe décentralisé d'associations locales de base qui élaborent des documents soumis ensuite à une synthèse et à un vote de l'ensemble des adhérents.

Attac a joué un rôle important en 2005 lorsqu'elle a appelé à voter Non au Traité de Constitution Européenne qu'elle jugeait trop libéral. Elle compte depuis de nombreux ennemis, notamment dans les médias conservateurs de droite et de gauche partisans du libéralisme — c'est-à-dire une grande majorité de la presse française — qui lui reproche son "extrêmisme", son "radicalisme",... et aussi sa critique des médias.