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La République des Lettres

Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke
Lettres à un jeune poète

La République des Lettres
ISBN 978-2-8249-0207-4
Livre numérique (format ePub)
Prix : 5 euros
Disponible chez • FnacAmazonKoboiTunes

Bruno Mégret

Bruno Mégret

Huit ans après la scission du Front National et à quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Bruno Mégret, président du Mouvement National Républicain (MNR), a décidé de se rallier à Jean-Marie Le Pen.

Lors d'une conférence de presse au Parc de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), l'ex-bras-droit du leader d'Extrême-droite dans les années '90, a annoncé mercredi 20 décembre qu'il retirait sa propre candidature. Lui et son parti soutiendront officiellement la candidature de Jean-Marie Le Pen, président du Front National, à l'élection présidentielle de 2007. Bruno Mégret justifie son choix par une "une réconciliation personnelle et politique" et parce qu'il "refuse que les Français aient comme seul choix un vote Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal au second tour de la présidentielle".

Avec ses 2% face un Jean-Marie le Pen qui lui oscille désormais selon les sondages de 17% à 25% d'intentions de vote, de surcroît chef d'un groupuscule sans le sou et condamné depuis octobre 2006 à un an d'inéligibilité plus huit mois de prison avec sursis pour détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles, il n'était de toutes façons guère en mesure de se faire une place dans la course à l'Elysée. Il a toutefois indiqué qu'il disposait de quelque 140 parrainages dont il pourra faire bénéficier Jean-Marie Le Pen si ce dernier a des difficultés à réunir les 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter.

En serrant la main du petit "naboléon" félon qui l'avait trahi en 1998, le leader du FN s'est quant à lui félicité de voir "l'union patriotique" se mettre en place autour de sa candidature même si l'autre grande figure de l'extrême-droite française, le souverainiste Philippe de Villiers, a lui totalement exclu toute alliance avec le Front National. "C'est dans l'intérêt du pays. Nous avons eu des différends et nous sommes passés au-dessus de ça par amour de la patrie", a-t-il déclaré, ajoutant que "C'est le début d'un grand rassemblement populaire susceptible de peser de façon décisive dans l'élection présidentielle qui vient".