Linux
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Les 577 députés français locataires du Palais Bourbon verront leurs postes informatiques équipés en logiciels libres à partir de la prochaine législature, c'est-à-dire juste après les élections législatives qui se dérouleront en juin 2007.

Le système d'exploitation Linux, la suite bureautique OpenOffice, le navigateur Firefox de Mozilla et un logiciel de messagerie (non précisé, sans doute Thunderbird de Mozilla) seront ainsi installés sur les ordinateurs de l'Assemblée nationale où ils remplaceront les anciennnes et coûteuses applications tournant sous Windows de Microsoft.

Saisi par plusieurs députés adeptes du logiciel libre et gratuit — contrecoup de la fameuse Loi DADVSI qui défraya le parlement ce printemps ? --, le Président de l'Assemblée Nationale Jean-Louis Debré a commandité une étude qui a montré que "les solutions libres offrent désormais des fonctionnalités adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser de substantielles économies en dépit de certains coûts de mise en oeuvre et de formation", selon le communiqué officiel.

Les parlementaires pourront peut-être ainsi juger vers quoi les entraîne le lobbying des groupes marchands comme la FNAC ou Virgin entre autres (pilotés en sous-main par Microsoft) lorsqu'ils constateront que les plate-formes sous formats propriétaires de ces derniers — sans parler de certains sites institutionnels — ne sont pas compatibles avec les logiciels plébiscités par les internautes.

La Gendarmerie nationale, la Mairie de Paris, le Ministère de la Culture, le Ministère de l'Agriculture et de nombreuses autres administrations utilisent déjà en partie depuis plus ou moins longtemps les outils open source. Leur imbattable rapport qualité / prix (ils sont gratuits), leurs performances, leur fiabilité, et la possibilité de modifier leur code source pour les adapter à toutes sortes d'usages les rendent en effet beaucoup plus intéressants que les logiciels commerciaux.