Mark Zuckerberg
Mark Zuckerberg

Fondateur et PDG du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg est né le 14 mai 1984 à White Plains (New York, Etats-Unis), dans une famille juive qui comptera six enfants. Son père est dentiste, sa mère psychiatre.

Doué en informatique, il commence à développer des programmes informatiques alors qu'il est encore simple collégien à l'Horace Mann School de New York. Le jeune "geek" boutonneux crée notamment une application, baptisée Synapse, qui permet de reconnaitre les goûts musicaux d'un auditeur pour ensuite lui proposer des playlists personnalisées.

Le parcours hors du commun de Mark Zuckerberg commence réellement en 2003. Après un passage à la Phillips Exeter Academy, il intègre Harvard University. Le très timide étudiant, âgé de 19 ans à l'époque, est certes ambitieux mais il a une vie sociale et amoureuse désastreuse. Il est frustré de ne pas être admis au "Porcellian", le très select club de l'université, dont il pensait se prévaloir autant pour séduire les filles que pour faire carrière. À la suite d'un énième échec amoureux, il pirate le réseau informatique de Harvard afin d'y voler les photos des étudiantes de sa promo. Son but ? créer une page sur internet, intitulée "Facemash", où les étudiants peuvent voter pour la fille la plus hot du campus en l'associant au nom d'un animal.

En quelques heures, c'est la ruée sur le site, à tel point que les serveurs de l'université croûlent sous le nombre de connexions. Mark Zuckerberg déchaîne les foudres des associations féministes, fait les gros titres du Harvard Crimson et frôle l'exclusion de l'université, mais deux jeunes hommes d'affaires, Tyler et Cameron Winklevoss, s'intéressent à son projet. Ils lui proposent de développer avec eux "HarvardConnect", un site de mise en relation d'étudiants. L'idée ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd mais, plutôt que participer à HarvardConnect (devenu "Connect U"), il décide de lancer lui-même son propre réseau social universitaire. Il emprunte mille dollars à son meilleur ami, Eduardo Saverin, et co-fonde en février 2004 avec deux autres étudiants, Dustin Moscovitz et Chris Hughe, un petit site web intitulé "Thefacebook" (renommé "Facebook" en 2005).

Mark Zuckerberg ajoute progressivement de nouvelles fonctionnalités qui permettent de retrouver facilement des connaissances et de communiquer avec elles. Le jeune businessman sent venir le succès. Dès l'année suivante, il évince ses partenaires et se réapproprie les parts de la jeune entreprise juste avant son essor. S'estimant floué, Eduardo Saverin le traîne devant les tribunaux pour atteinte à la propriété intellectuelle, ainsi que les frères Winklevoss qui obtiendront 65 millions de dollars en 2008 en compensation du pillage de leur idée (ils contesteront ce montant mais seront déboutés en 2011 de leur procédure d'appel). Un autre ancien "ami" de Mark Zuckerberg, Paul Ceglia, écarté du site dans des conditions peu scrupuleuses au moment de sa création, a également porté plainte contre lui en 2010 en réclamant 50% des parts de Facebook. L'affaire est toujours en cours devant la justice.

Peu importe pour Mark Zuckerberg. Tout comme Bill Gates trente ans plus tôt et sans même avoir obtenu le moindre diplôme, il abandonne ses études à Harvard pour se consacrer entièrement au développement de Facebook. Son réseau s'étend bientôt à d'autres grandes universités (Columbia, Princeton, Yale, Stanford,...), puis à l'ensemble des campus américains, et enfin au public du monde entier à partir de 2006. Il quitte New York pour s'installer à Palo Alto (Californie) où il loue une grande maison dans laquelle la petite équipe qui l'entoure travaille beaucoup et fait souvent la fête. Sa soeur, Randi, est à ses côtés pour gèrer les relations avec les médias qui s'intéressent de plus en plus à l'entreprise.

Le site ne met pas longtemps à dépasser l'audience des autres grands réseaux sociaux, tels entre autres Myspace, pourtant édité par le géant des médias News Corp. En 2007, Microsoft lui ajoute du crédit en achetant 1,7% des parts de l'entreprise pour 240 millions de dollars (son très mauvais moteur de recherche, Bing, est aujourd'hui le moteur de recherche exclusif de Facebook).

Aujourd'hui, moins de sept ans après sa création, Facebook est devenu le leader des sites de socialisation avec quelque 500 millions d'utilisateurs inscrits, dont 17 millions en France où le site est classé quatrième en termes de visiteurs, juste derrière Google, Microsoft et Orange. Sur la planète, une personne sur douze a désormais un compte Facebook et 700.000 nouveaux membres s'y inscrivent chaque jour. Nombre d'utilisateurs y passent plusieurs heures chaque jour à raconter leur vie et/ou communiquer avec des "amis" souvent inconnus dans la vie réelle. La plupart des stars et des hommes politiques — de Barack Obama à Nicolas Sarkozy — y ont ouvert un compte. Plusieurs millions de messages, de photos et de vidéos y sont postés chaque jour en 75 langues et, aux Etats-Unis, il dépasse déjà en audience le site de Google. Il capte à lui seul deux tiers des audiences de tous les sites de socialisation réunis. Seul parmi ses concurrents du web social, le site de micro-blogging Twitter (60 millions de membres) semble pouvoir le concurrencer, du moins sur tout ce qui fait "buzz" sur Internet.

Même si l'entreprise de Mark Zuckerberg, dont le modèle économique est fondé uniquement sur l'audience et la publicité, dégage peu de bénéfice — 355 millions de dollars sur les neuf premiers mois de 2010 --, n'emploie que 1.700 salariés et ne réalise qu'un chiffre d'affaires de deux milliards de dollars, elle est aujourd'hui valorisée cinquante milliards de dollars. Une introduction en Bourse est envisagée pour 2012. À terme, le site communautaire vise selon ses dirigeants un marché publicitaire plus important que celui des liens sponsorisés qui a permis à Google de devenir ce qu'il est.

Parmi les principaux actionnaires de Facebook on compte Mark Zuckerberg (qui détient 20% des parts de sa société), le fonds russe Digital Sky Technologies de Yuri Milner (5% du capital), Microsoft de Bill Gates et Steve Ballmer (1,7% du capital), Peter Thiel (cofondateur du site PayPal), Greylock Partners, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs ou encore le richissime homme d'affaires de Hong-Kong, Li Ka-shing.

La fortune personnelle de Mark Zuckerberg — sacré plus jeune milliardaire du monde dès l'âge de 23 ans — flirte elle aux alentours de 6,9 milliards de dollars selon le dernier classement du magazine Forbes, devançant celle du patron d'Apple, Steve Jobs (6,1 milliards de dollars). Fortune vite gagnée dont, pour répondre à l'appel The Giving Pledge lancé par Bill Gates et Warren Buffett, il a toutefois promis de donner la moitié à des organisations caritatives.

Resté très secret, Mark Zuckerberg n'en est pas moins devenu une des personnalités les plus influentes du monde. Sacré "Homme de l'année 2010" par le magazine Time — "Parce qu'il change notre manière de vivre" — son avis compte aujourd'hui autant que celui de Bill Gates (Microsoft), Steve Jobs (Apple) ou Sergey Brin et Larry Page (Google). Il rencontre régulièrement des chefs d'Etat (il a été récemment l'invité du prestigieux Forum Économique Mondial (WEF) de Davos qui réunit les grands dirigeants politiques et économiques de la planète) et donne des entretiens à la presse où il explique que "la protection de la vie privée est une valeur périmée". Face aux critiques récurrentes sur ce sujet, il estime en effet que la "transparence" doit désormais être de mise car, toujours selon lui, si l'internaute cache certains éléments de sa vie privée c'est sans doute parce qu'il a quelque chose à se reprocher.

Selon les derniers potins people, Mark Zuckerberg se serait aussi enfin trouvé une petite amie, Priscilla Chan. Américaine d'origine chinoise, elle étudie la Médecine à l'Université de Boston, l'aide dans son apprentissage de la langue chinoise et l'a même accompagné lors de son récent voyage à Pékin, où Facebook, comme la plupart des réseaux d'information et de communication, est en partie censuré par les autorités.

Le 25 mai 2011, invité star du sommet e-G8 de Paris, il s'est longuement entretenu avec Nicolas Sarkozy à qui il a offert un sweatshirt noir à capuche siglé "Facebook".