Louis Chedid
Louis Chedid

Les titres parlent d'eux-mêmes: Sans nous, Le blues du dimanche soir, On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime, qu'on les aime... sauf Louis Chedid. Après le succès du Soldat rose en 2006, le chanteur revient avec un seizième album studio, qu'il a coréalisé avec son fils Matthieu Chedid, alias -M-. Un disque simple, de voix et de texte, en phase avec cet artiste aux antipodes du star system.

Le titre de l'album ne sonne-t-il pas comme une profession de foi ?

Louis Chedid: À 20 ou 30 ans, on a une espèce de pudeur. Aujourd'hui, il m'est plus facile de confier mes émotions, d'être direct. J'essaie de le mettre en pratique, et cela m'a donné une chanson, puis un disque.

Quelles étaient vos envies musicales ?

Louis Chedid: Faire un disque simple, car je trouve que les bonnes chansons n'ont pas besoin de grand-chose. Et il y a le travail avec Matthieu. Dix jours en studio à jouer à deux de tous les instruments.

Pourquoi, à 62 ans, avez-vous encore une voix de jeune homme ?

Louis Chedid: Ah, ah, je ne sais pas ! Dans la tête, je me sens rajeunir. Adolescent, je me mettais devant le miroir avec ma guitare. J'aimais cette image de moi, et c'est toujours pareil aujourd'hui.

Quelles sont vos références d'hier et d'aujourd'hui ?

Louis Chedid: D'hier, il y en a beaucoup: Bob Dylan, les Rolling Stones, les Beatles, Simon & Garfunkel. Aujourd'hui, il se passe des choses dans la scène française, avec Florent Marchet, Ours, Albin de la Simone, Diving with Andy, Cocoon, Moriarty...

Et vos projets ?

Louis Chedid: La tournée se poursuit jusqu'à fin 2011. On réfléchit à un Soldat rose 2. J'espère aussi faire Le soldat rose en dessin animé 3D. Et d'autres disques, Inch'Allah !

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Louis Chedid, On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime (Atmosphériques).