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La République des Lettres

Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke
Lettres à un jeune poète

La République des Lettres
ISBN 978-2-8249-0207-4
Livre numérique (format ePub)
Prix : 5 euros
Disponible chez • FnacAmazonKoboiTunes

Réforme des retraites

Réforme des retraites

Une nouvelle journée d'action qui devrait fortement affecter le service public, mais aussi le privé, est prévue mardi 12 octobre.

Affichant un front uni, l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa, soutenue par FO et la CFE-CGC, appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations pour faire reculer le gouvernement sur les points majeurs de la réforme des retraites, à savoir notamment le passage de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans pour une retraite à taux plein.

C'est la quatrième journée de ce genre depuis la rentrée et la sixième depuis le début du mouvement, avec à chaque fois une mobilisation qui ne faiblit pas et un soutien massif des Français. Les centrales syndicales, très remontées contre "l'autisme" et "le mépris" du gouvernement envers leurs revendications, prévoient une mobilisation de grande ampleur et espèrent fédérer au moins autant que les 7, 15, 23 septembre et 2 octobre derniers, où entre un et trois millions de personnes étaient à chaque fois descendues dans la rue.

Et cette fois, face à un Nicolas Sarkozy arc-bouté sur sa réforme, la grève pourrait se durcir et se prolonger dans de nombreux secteurs, dont notamment les transports (RATP, SNCF, Air France, réseaux de transport urbain en province) et l'énergie (EDF, GDF Suez), où des appels à une grève reconductible ont été lancés, mais aussi dans la fonction publique (La Poste, L'Éducation nationale, la Sécurité sociale, la CAF, Pôle Emploi, etc) et de grandes entreprises de la Chimie (raffineries pétrolières), des télécoms (France Telecom), des médias publics (France Télévisions), ou encore de l'Agro-alimentaire, qui pourraient décider eux aussi d'entamer une grève illimitée dès le 13 octobre. Pour les principaux responsables syndicaux comme Bernard Thibault (CGT) ou François Chérèque (CFDT), il reviendra à la base d'en décider dès mercredi matin, mais une nouvelle journée de mobilisation est d'ores et déjà prévue le samedi 16 octobre, afin d'assurer "la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles" si le gouvernement persiste à vouloir imposer cette réforme jugée comme "la plus grande régression sociale depuis l'après-guerre".

Après les salariés du privé, ce sont également de nouvelles populations de manifestants mécontents, les jeunes, qui rejoindront mardi les centaines de défilés prévus dans toute la France. Ainsi l'UNEF, première organisation étudiante, appelle à une journée "fac mortes". Elle demande aux étudiants de "cesser les cours" et de "participer massivement aux manifestations aux côtés des salariés". Les organisations lycéennes UNL et FIDL, ainsi qu'une vingtaine d'organisations de jeunes (UNL, MJS, NPA,...) rassemblées au sein du collectif "La retraite, une affaire de jeunes !", appellent pour leur part les lycéens à participer aussi aux manifestations de mardi.

Face à l'accroissement et à la radicalisation de la contestation, le gouvernement joue de son côté la course contre la montre. Après avoir fait voté cette semaine le passage de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite, il espère que la réforme sera entièrement et définitivement adoptée par le parlement d'ici fin octobre.

Plusieurs enquêtes d'opinion récentes indiquent que le mouvement de contestation contre la réforme des retraites est massivement soutenu par les Français. Ainsi, selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest, 71% des des personnes interrogées estiment la mobilisation "justifiée". Viavoice pour Libération montre lui que 80% des 18-24 ans soutiennent le mouvement. Enfin un sondage CSA pour Le Parisien / Aujourd'hui en France du 11 octobre indique de son côté que 69% des Français soutiennent la grève de mardi et que 61% se disent favorables à une grève "durable et continue".