Google Livres
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Google Books annonce avoir signé un accord avec la Koninklijke Bibliotheek, la bibliothèque nationale des Pays-Bas, pour numériser son fonds.

Quelque 160.000 livres du XVIIIe et XIXe siècles tombés dans le domaine public seront scannés par le groupe internet. Il seront accessibles gratuitement à la fois sur Google Books, sur le site de la Koninklijke Bibliotheek et sur celui de la bibliothèque numérique européenne, Europeana.

"Tous ceux qui s'intéressent à l'histoire hollandaise pourront accéder à toute une gamme d'oeuvres fascinantes d'importants penseurs, hommes d'Etat, poètes et universitaires et découvrir de nouveaux aspects de l'évolution des Pays-Bas comme Etat-nation", indique Google sur son blog en précisant que "la bibliothèque des Pays-Bas a déjà bien avancé dans un programme ambitieux de numérisation, qui verra à terme toute sa collection de livres, journaux et périodiques depuis 1470 accessible en ligne".

Le projet Google Livres, lancé fin 2004, a déjà permis de numériser et d'offrir gratuitement sur internet quelque 12 millions d'ouvrages, l'objectif étant fixé à 15 millions avant fin 2010.

Parmi les bibliothèques européennes ayant conclu un accord de numérisation, on compte notamment les bibliothèques nationales de Rome et de Florence (Italie), L'Österreichische Nationalbibliothek de Vienne (Autriche), la Bibliothèque Cantonale et Universitaire de Lausanne (Suisse), la Bibliothèque de l'Université Complutense de Madrid (Espagne), la Bibliothèque Nationale de Catalogne à Barcelone (Espagne), la Bibliothèque municipale de Lyon (France), la Bayerische Staatsbibliothek de Munich (Allemagne), La Bibliothèque Universitaire de Gand (Belgique) et la Bodleian Library d'Oxford (Royaume-Uni).

Google Books a également rallié les grandes bibliothèques universitaires de Californie (plus grande bibliothèque universitaire du monde), du Michigan, du Texas, de Virginie, du Wisconsin, de Harvard, de Stanford, de Princeton ainsi que la Bibliothèque Publique de New York et la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis.

Seule la Bibliothèque Nationale de France (BNF), pourtant bien incapable de numériser son patrimoine faute d'argent, ne souhaite pas pour l'instant travailler avec la firme américaine.