Bars d'hôtels parisiens
Bars d'hôtels parisiens

La capitale foisonne de palaces et d'hôtels haut de gamme où les tarifs des suites peuvent atteindre des sommes astronomiques. Le tout récent guide Bar d'hôtels parisiens, rédigé par Gérard Bonos et Marie-Hélène Delettre, propose plus modestement d'oser franchir la porte de ces lieux prestigieux et raffinés où princesses, personnalités politiques, stars du showbiz et hommes d'affaires se côtoient.

Dans un cadre cossu, les bars de ces établissements offrent un service chic et impeccable. Pour un tête-à-tête en amoureux, un dîner de chef à prix raisonnable, un verre entre amis dans une ambiance chic ou un brunch, leur ambiance feutrée est à la hauteur du prestige des lieux.

• Un brunch branché : Pour 52 euros, le brunch du lounge du Murano (Paris 3e) régale ses convives avec un buffet à volonté. Boulgour à l'orientale, farfalle à la grecque ou tajine de poissons, il y en aura pour tous les goûts. Pour 70 euros, il est même possible de bruncher au champagne.

• Au bout de la nuit : Qui a dit que Paris était une ville endormie ? Le Pershing Lounge (Paris 8e), avec ses néons et ses petits balcons, a déjà séduit le Tout-Paris noctambule. Dans une ambiance un peu plus glacée, Le Lounge Kube (Paris 18e) est réputé pour son "ice bar" ("bar de glace"). Pour 38 euros, l'accès comprend quatre cocktails, dont la vodka frappée.

• Tête-à-tête amoureux : Les bars des hôtels sont des havres de paix pour les couples. Canapés de velours, fauteuils en cuir, dorures et boiseries sont une invitation aux confidences, par exemple autour d'un whisky à 15 euros, au bar Tuileries (Paris 1er). Autres lieux intimistes: le lounge du Daniel (Paris 8e) ou le bar du Balzac (Paris 8e), qui donnent l'illusion d'être dans un appartement douillet.

• Dîner de chef: Dans les bars des grands hôtels, on peut aussi déguster des plats mitonnés par de grands chefs. C'est le cas au bar du Bristol (Paris 8e), avec sa carte élaborée par le chef trois étoiles Eric Fréchon. A savourer, la brandade de morue (32 euros), la pissaladière de turbot au basilic et tomates confites (39 euros) ou encore la joue de boeuf confite au vin rouge (42 euros).

• Littérature: En août 1944, l'écrivain américain Ernest Hemingway, alors correspondant de guerre, libère son bar favori, celui de l'Hôtel Ritz (Paris 1er). Mitraillette au poing, il reprend avec des soldats ce lieu qui porte désormais son nom. Le bar de L'Hôtel du Louvre (Paris 1er) arbore pour sa part une plaque rappelant que Sir Arthur Conan Doyle y a fait séjourner son célèbre détective, Sherlock Holmes. De grands noms s'accoudaient également au bar de L'Hôtel (Paris 6e) à la fin du XIXe siècle, dont Oscar Wilde, qui y a séjourné les dix dernières années de sa vie.

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Gérard Bonos et Marie-Hélène Delettre, Bars d'hôtels parisiens (Éditions Parigramme).