Izis
Izis

Après Willy Ronis et Robert Doisneau, l'Hôtel de ville de Paris rend hommage à un autre grand photographe humaniste. Trente ans après sa mort, Israël Bidermanas, dit Izis, fait enfin l'objet d'une rétrospective.

270 photographies ont été retenues pour évoquer toutes les facettes de son travail, injustement méconnu. Reporter, portraitiste, flâneur invétéré, Izis (né en Lituanie en 1911, décédé à Paris en 1980) a débuté sa carrière à la fin de la seconde guerre mondiale en photographiant des maquisards. C'est d'ailleurs cette série d'une étonnante modernité qui ouvre l'exposition Izis, Paris des rêves. Ces portraits, durs et nostalgiques, avec des blancs éclatants et des noirs profonds, sont à l'image de son oeuvre.

Discret et sensible, lzis a vu défiler devant son objectif la plupart des grands intellectuels de l'époque: Albert Camus, Joseph Kessel, Blaise Cendrars... Il fut aussi le seul photographe admis au côté de Chagall quand il travaillait au décor du plafond du palais Garnier. A l'instar de Doisneau, Izis a beaucoup photographié la capitale et ses habitants. "Paris excitait mon imagination. C'était la Ville lumière. Pour moi, tout se passait à Paris. C'était le paradis européen, comme pour d'autres l'Amérique", disait-il.

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Exposition Izis, Paris des rêves, jusqu'au 29 mai 2010 à l'Hôtel de Ville, 5 rue Lobau 75004 Paris. Le catalogue de l'exposition est publié aux éditions Flammarion.