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La République des Lettres

Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke
Lettres à un jeune poète

La République des Lettres
ISBN 978-2-8249-0207-4
Livre numérique (format ePub)
Prix : 5 euros
Disponible chez • FnacAmazonKoboiTunes

Ligue Communiste Révolutionnaire

Ligue Communiste Révolutionnaire

C'est sans nostalgie qu'Olivier Besancenot enterre aujourd'hui la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) pour faire place au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, nom provisoire), dont le congrès fondateur se tiendra les 7 et 8 février à La Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le parti trotskiste, fondé en 1966 sous le nom Jeunesse Communiste Révolutionnaire (JCR) par un groupe de militants du Parti Communiste Internationaliste -- dont notamment Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Henri Weber --, dissout par le gouvernement juste après les évènements de Mai 68, puis recréé sous le nom de Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), se saborde en effet ce week-end pour donner naissance à une plus vaste formation à vocation "anticapitaliste, altermondialiste, écologiste et féministe". "Notre logique politique c'est de dépasser la LCR et prendre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu'elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires ou guévaristes", affirme Olivier Besancenot. Le nom définitif du futur parti sera dévoilé après le vote des 9.000 nouveaux militants venus des divers horizons de l'altermondialisme, du syndicalisme, des mouvements associatifs ou encore de l'écologie radicale, auxquels s'ajouteront les quelque 3.000 adhérents de l'actuelle LCR.

Cette re-naissance vise à hisser le futur parti à la hauteur de la popularité d'Olivier Besancenot, devenu en quelques années le leader incontesté de la gauche de la gauche. Apparu sur la scène politique en 2002, le jeune postier de Neuilly au salaire de 1.100 euros par mois, militant de Sud-PTT, est aujourd'hui la deuxième personnalité politique la plus appréciée des français. Déjà fort de 4,08 % des voix recueillies lors de l'élection présidentielle de mai 2007 -- ce qui le plaçait en tête de la gauche radicale devant Marie-George Buffet (PCF), José Bové (Altermondialistes) et Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) -- le chef de file de la LCR obtient aujourd'hui près de 60% d'opinions favorables chez les ouvriers et les jeunes. Selon la plupart des sondages, l'auteur de Che Guevara, une braise qui brûle encore, dépasse désormais largement Ségolène Royal en termes de popularité et devance également tous les autres leaders des partis de gauche, qu'ils soient historiques ou de la nouvelle génération.

Dans un contexte de crise économique et de grogne sociale qui gagne progressivement tous les secteurs, face à un PS considéré comme impuissant ou même comme "traître", le futur NPA apparaît comme la seule formation véritablement capable de s'opposer à la politique de casse sociale menée par Nicolas Sarkozy, même si se multiplient parallèlement les groupuscules de gauche -- Parti de Gauche (PG) de l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon, Nouvel Espace Progressiste (NEP) de l'ex-communiste Robert Hue, etc. Le Nouveau Parti Anticapitaliste est crédité de 8 à 10% d'intentions de vote aux élections européennes de juin prochain. Un récent sondage IFOP alliant dans un "Front de gauche" le Parti Communiste Français de Marie-George Buffet, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et le Nouveau Parti Anticapitaliste d'Olivier Besancenot arriverait même en troisième position avec 14,5% des voix, juste derrière l'UMP (25,5%) et le PS (22,5%) mais devant les listes du Mouvement Démocrate de François Bayrou (14%) et des Verts du néolibéral pseudo-libertaire Daniel Cohn-Bendit (7%).

Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue Communiste Révolutionnaire, publie cette semaine son dernier numéro, une édition spéciale consacrée au futur parti. Olivier Besancenot appelle lui à un nouveau mai 68. "Il faut une mobilisation exceptionnelle, des manifestations massives, une grève générale, un nouveau mai 68 adapté à la période dans laquelle on est", estime-t-il, ajoutant que syndicats et partis de gauche doivent maintenant taper fort et ensemble face à un "Nicolas Sarkozy qui défend les intérêts de 6 ou 7% de la population".