William Styron
William Styron

William Styron voit le jour le 11 juin 1925 à Newport (Virginie, États-Unis) où son père est ingénieur sur un chantier naval. Il perd sa mère à l'âge de 13 ans. Il entame des études littéraires à Durham (Caroline du nord) mais s'engage très tôt dans le corps des Marines où il servira pendant la Seconde guerre mondiale et la Guerre de Corée.

Le premier roman de William Styron, Un lit de ténèbres, consacré au destin tragique d'une famille sudiste décadente, est publié en 1951 et connaît immédiatement un grand succès. L'année suivante, alors qu'il voyage à Rome et à Paris, il participe à la refondation de la revue littéraire The Paris Review. Il publie ensuite La longue Marche (1956) qui décrit la vie des recrues dans un camp d'entraînement militaire, La Proie des flammes (1961) qui évoque la déchéance puis la rédemption d'un artiste alcoolique, Les Confessions de Nat Turner (1967, Prix Pulitzer 1968) qui retrace l'esclavage des Noirs américains au XIXe siècle, et le roman qui l'a rendu célèbre dans le monde entier, Le Choix de Sophie (1979, adapté à l'écran en 1982 par Alan J. Pakula, avec Meryl Streep) sur le martyre d'une mère dans les camps de la mort nazis. Il est également l'auteur d'un texte autobiographique intitulé Face aux ténèbres: Chronique d'une folie (1990) où il relate la grave dépression dont il fût victime en 1985 / 1986 à la suite d'une cure de désintoxication alcoolique. Son dernier livre publié, Un matin de Virginie (1993), est un recueil de trois nouvelles autobiographiques où il raconte des épisodes de sa jeunesse.

L'oeuvre de William Styron, consacrée en majeure partie à explorer de grands sujets historiques (la décadence d'une famille américaine, l'esclavage, l'holocauste,..) et métaphysiques ou moraux (le destin tragique de l'homme, le Mal, la culpabilité,...) se situe dans la veine littéraire des grands écrivains du Sud des Etats-Unis et a parfois été comparée à celle de William Faulkner. Elle lui a valu aussi des accusations de racisme et de cynisme commercial.

William Styron décède le 1er novembre 2006, dans sa maison de Martha's Vineyard (Massachusetts, Etats-Unis), des suites d'une pneumonie. Il était marié depuis 1953 avec la poétesse Rose Burgunder, de qui il a eu quatre enfants.