Dan Brown
Dan Brown

Dan Brown est né le 22 juin 1964 à Exeter (New Hampshire, États-Unis). Ainé d'une famille de trois enfants, il passe son enfance et son adolescence sur le campus de la très catholique Académie Phillips Exeter où son père enseigne les mathématiques. Il va à la messe, chante dans la chorale de l'église et passe ses étés dans des camp de vacances religieux. En 1982, Dan Brown, fraîchement diplômé de la Phillips Exeter Academy, intègre le lycée Amherst où il suit les cours d'anglais du romancier juif américain Alan Lelchuk et devient membre de la confrérie Psi Upsilon. Il en sort en 1986 avec un diplôme de langues, spécialisé en espagnol et en anglais.

Dan Brown, dont la mère est musicienne, entame ensuite une carrière de pianiste et de parolier de chansons. Il produit d'abord un disque pour enfants créé avec un synthétiseur, SynthAnimals, puis fonde une petite maison de disque, Dalliance, qui produit son second disque. En 1991, il s'installe à Hollywood (Californie) où il poursuit sa carrière de musicien tout en enseignant dans une école primaire de Beverly Hills. Il rencontre Blythe Newlon, une femme peintre passionnée d'histoire de l'art, qui l'aidera dès lors à promouvoir tous ses projets artistiques, musicaux et littéraires, avant de devenir sa femme en 1997. Entretemps, en 1993, Dan Brown sort un nouveau CD, intitulé Dan Brown, et retourne vivre à Exeter. Il devient professeur d'anglais à l'Académie Phillips Exeter. L'année suivante, il sort un CD intitulé Anges et démons sous le pseudonyme de John Langdon. Il commence aussi à s'intéresser à la littérature et aux codes secrets après avoir lu The Doomsday Conspiracy de Sidney Sheldon et avoir été témoin sur son campus d'une opération des services secrets américains.

En 1996, Dan Brown arrête d'enseigner pour se consacrer entièrement à l'écriture. Il déménage à Tokyo (Japon) et entame, avec l'aide Blythe Newlon, la rédaction de son premier roman intitulé Digital Fortress (Forteresse Digitale). Il co-écrit et publie également avec sa future épouse, sous le pseudonyme de Danielle Brown, un petit livre intitulé 187 Men to avoid: A guide for the Romantically frustated woman. Forteresse Digitale, publié en 1998, relate une sombre histoire autour de la National Security Agency (NSA) et connaît un petit succès aux Etats-Unis, de même que Anges et Démons, publié en 2000, et Deception Point en 2001.

En revanche, le Da Vinci code, publié en 2003 par Doubleday (filiale de Random House, groupe Bertelsmann), quatrième roman signé Dan Brown, devient rapidement un best-seller. Entre fantasmagories historico-ésotérico-religieuses allant de l'Opus Dei à l'oeuvre de Léonard de Vinci en passant par le Saint Graal et la société secrète du Prieuré de Sion, le Da Vinci code raconte l'union entre Jésus et Marie-Madeleine. Déferlant dans les librairies du monde entier en surfant sur les vagues du polar ésotérique, les polémiques oiseuses avec l'église catholique (Le Christ a-t-il couché avec Marie-Madeleine et a-t-il eu une descendance?), le buzz et les énormes campagnes de publicité, l'ouvrage approche aujourd'hui les 100 millions d'exemplaires vendus. C'est l'un des plus grands best-sellers mondiaux de ces dernières années avec le Harry Potter de J.K. Rowling. Dès 2005, le Da Vinci code permet à Dan Brown d'intègrer la liste des 100 personnalités les plus influentes au monde selon les magazines Time et Forbes. Les revenus de l'écrivain sont estimés la même année à plus de 76 millions de dollars. Le Da Vinci code est aussi l'objet d'une superproduction hollywoodienne de Columbia Pictures réalisée par Ron Howard (avec Tom Hanks, Audrey Tautou et Jean Reno dans les principaux rôles) qui fait l'ouverture officielle du Festival de Cannes 2006. Le succès monstre du roman permet de relancer la vente et la traduction en plus d'une quarantaine de langues des autres titres de Dan Brown. Il ne manque pas en outre de susciter la publication d'une bonne douzaine de livres à succès consacrés à divers décryptages et commentaires du Da Vinci code malgré ses incohérences et ses grossières erreurs historiques. Citons entre autres La vérité historique derrière le Code Da Vinci de Sharan Newman (éditions Guy Trédaniel), Le Da Vinci décrypté de Simon Cox (éditions Le Pré aux Clercs) et le Code Da Vinci: l'enquête de Marie-France Etchegoin et Frédéric Lenoir (éditions Robert Laffont).

Rançon du succès, Dan Brown est attaqué pour plagiat en 2006. Deux auteurs anglais, Michael Baigent et Richard Leigh, l'accusent de s'être un peu trop inspiré de leur livre, The Holy Blood and the Holy Grail (traduit en France sous le titre L'énigme sacrée), publié en 1982, où ils développent la théorie selon laquelle Jésus et la prostituée Marie-Madeleine se seraient mariés et auraient eu un enfant ensemble, créant ainsi une descendance qui aurait survécue jusqu'à nos jours, protégée par l'Ordre des Templiers. L'année précédente, le romancier avait déjà dû faire face à un procès intenté par l'auteur américain Lewis Perdue qui l'accusait également d'avoir plagié ses deux romans, Daughter of God et The Da Vinci Legacy. Les tribunaux lavent Dan Brown de ces accusations de plagiat.

Heureux propriétaire des droits de traduction et de publication de l'oeuvre de Dan Brown pour la France, les éditions JC Lattès (filiale de Hachette Livres) publient successivement, après le Da Vinci code en 2004 (plus de 10 millions de lecteurs à ce jour, soit environ 15% de la population française), Anges et démons en 2005 (adaptation au cinéma en cours par Ron Howard, sortie en salles prévue au printemps 2009), et les techno-thrillers scientifiques Deception point (2006) et Forteresse digitale (2007). L'année 2008 doit voir la sortie en librairie du troisième opus de la trilogie La Clé de Salomon, composée déjà de Anges et démons et du Da Vinci Code. Cinquième titre de Dan Brown dans l'ordre chronologique, le roman continue de mettre en scène le désormais célèbre Robert Langdon, professeur d'histoire de l'art spécialiste de symbologie religieuse à Harvard. Son action se déroule non plus au Louvre ou au Vatican mais au sein de bâtiments construits par des francs-maçons au coeur de Washington DC. Ésotérisme, histoire secrète mêlant fiction et réalité historique, intrigues politiques et religieuses, enjeux de sécurité nationale, technologies confidentielles, complots, réseaux, mystifications,... les ficelles romanesques qui ont fait le succès du Da Vinci code n'ont elles pas changé.