Revue Mortibus
Revue Mortibus

La revue semestrielle Mortibus, dirigée de main de maître par Fabien Ollier (également directeur de publication de la revue Quel sport ? et responsable de la collection Horizons critiques aux éditions Homnisphère), vient de sortir son septième numéro consacré au pouvoir et à la mort. Le premier numéro, paru au printemps 2006, portait sur les "utopies de marché". Le prochain paraîtra à l'automne 2008 et tentera de répondre à la question: gagner sa vie a-t-il un sens ?

Cette revue de grande facture intellectuelle et graphique entend "critiquer les représentants individuels et collectifs, les incarnations idéologiques, imaginaires, symboliques, artistiques, culturelles, institutionnelles, administratives, etc., d'une pétrification des devenirs de la vie qui a trouvé dans le système capitaliste ultralibéral un terrain psycho-patho-politique à la hauteur de ses ambitions. Nous avons des capitalismes incarnés jusqu'aux os à mesure que nous affirmons l'implacable réalité de ce monde. Mortibus, farceuse et ironique, en refuse l'absurdité totale et veut donner la part belle à la raison émouvante et à l'embrasement de la vie".

Mortibus, très inspirée par le courant freudo-marxiste, publie, outre des articles théoriques, des poèmes, des photographies, des dessins, des collages, etc.

      Mortibus, numéro 6 / 7 : Le pouvoir ou la mort !

Au Sommaire: Mortibus, Roger Dadoun, Olivier Verdun, Cédric Demangeot, Jean-Marie Brohm, Wilhelm Reich, Olivier Gras, Jean-Luc Debry, Thierry Riffis, Louis Sala-Molins, Louis-Vincent Thomas, Jean-Paul Gavard-Perret, Christian-Isidore Angelliaume, Jean-Paul Curnier, Emmanuel Loi, Camille Bréni, Philippe Riviale, Denis Collin, Matthieu Douérin, Olivier Verdun, Marie-Claire Calmus, Serge Muscat, Crisso/Odoteo, Michel Keller, Gilles Bizien, Marc Perelman, Christophe Dargère.

La naturalisation et l'incarnation profondes de l'autorité dans la totalité des interstices et des intimités de l'homme individuel pose le problème du pouvoir non plus en termes de "seconde nature" (intériorisation ou introjection des systèmes de contrôle extérieurs) mais de "première nature" (mimesis, symbiose, identification immédiate avec ces systèmes de contrôle). Spectacularisés en extasiés perpétuels autant qu'en "maillons faibles", tous les petits hommes entonnent en coeur la formule galvanisante des petits grands hommes mystiques: le pouvoir ou la mort ! le pouvoir ou la mort ! le pouvoir ou la mort !