René Sirvin

René Sirvin, critique de danse au Figaro et Jacques Moatti, photographe attaché à l'Opéra de Paris, publient une histoire de la danse, ramassée mais riche de détails précis, dans un ouvrage illustré de quelque deux cent photographies.

Les grands ballets du répertoire entraîne le lecteur, des origines en France, avec deux temps forts comme exemples — le ballet spectacle de Beauchamps et Lully, Atys, et La fille mal gardée de Dauberval — aux derniers créateurs en Europe de cette fin du XXe siècle, Forsythe, Mats Ek, Preljocaj, etc... Les différents courants de la danse, depuis deux siècles, sont analysés à travers la production des grands centres de création dans le monde. Une introduction en situe, pour chacun, d'abord le contexte. Suit l'évocation des ballets avec argument et précisions sur la création. Au XIXe siècle, ce sont l'Opéra de Paris où s'épanouit le ballet romantique et le Ballet impérial de Saint-Pétersbourg avec le prolixe néo-académique Marius Petipa. Au début du XXe siècle, la Russie suscite la création avec Diaghilev et ceux qu'il a mis sur les rails, Serge Lifar qui se fixe en France où la relève est assurée par Maurice Béjart et Roland Petit et Balanchine qui conquiert les Etats-unis. Ce pays voit naître la Modern dance, tandis que les écoles se perpétuent ou foisonnent en URSS, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Suède et France.

La présentation d'une douzaine de pas de deux et solos mémorables, conclut le livre de René Sirvin et Jacques Moatti. Elle est l'occasion d'un hommage aux étoiles de ce siècle qui s'y sont illustrés, de Nijinski à Marie-Claude Pietragala.